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Avant l’Anthropocène

Biocène

Comment le vivant a co-construit la Terre

vendredi 8 octobre 2021, par André-Jean

Paul Mathis joue avec les mots. Il nous prend par la main et nous expose les transformations apportées par les organismes vivants aux diverses époques géologiques. Il nous montre comment elles ont contribué à façonner notre environnement actuel. Et il peut mettre ainsi en perspective celles induites par les récentes activités humaines, même si leur rapidité interroge sur la capacité d’adaptation des diverses formes de vie, à commencer par la notre.

Paul Mathis est agronome et docteur en sciences. Il a dirigé le laboratoire de bioénergétique (laboratoire mixte CEA-CNRS) au centre de recherches de Saclay. Il nous fait parcourir les évolutions de notre planète sur plus de 4 milliards d’années en focalisant notre attention sur la naissance de la vie, sur les diverses formes qu’elle prend ensuite, et sur les transformations considérables que les organismes ont induit pour aboutir à notre environnement actuel. Pour ne l’illustrer que d’un seul exemple, l’oxygène que nous respirons a été produit par l’activité des cyanobactéries et des plantes photosynthétiques. La couche d’ozone stratosphérique, vitale pour tous les organismes à la surface de la terre y est directement liée. L’auteur mobilise ainsi les connaissances les plus larges en ne cachant rien des interrogations qui demeurent aux diverses étapes.
Pour la période la plus récente, celle pendant laquelle les humains, par leurs actions et leur nombre, modifient les caractéristiques de notre planète, il rejoint Jean-Paul Demoule avec « Les dix millénaires oubliés qui ont fait l’Histoire » : l’Anthropocène, si ce mot doit avoir un sens précis, a commencé avec « La Révolution néolithique ». Cela n’empêche pas Paul Mathis, à la fin de son ouvrage, de multiplier les questions sur la durabilité du modèle de développement humain actuel.
Faut-il planter des arbres - s’interroge-t-il par exemple ? Non répond-il aux journalistes et au grand public qui en attendent plus d’oxygène ! Mais oui, reprend-il plus loin :

Et pourtant, il faut planter des arbres. Pour beaucoup de bonnes raisons [...] faire diminuer l’effet de serre dû au CO2 [...] Mais la forêt a encore d’autres avantages comme d’éviter l’érosion des sols, de réguler les pluies et les flux d’eau, d’héberger de nombreuses espèces animales, et bien d’autres. On n’a donc pas besoin d’invoquer de faux arguments : il existe beaucoup de bonnes raisons pour conserver et développer les forêts.


Voir en ligne : Biocène

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