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L’Apocalypse Joyeuse - Une histoire du risque technologique

mardi 19 août 2014

Cet ouvrage expose l’entrée de la France et la Grande-Bretagne dans la modernité industrielle (fin XVIIIe-XIXe siècle) : celle des vaccins, des machines, des usines chimiques et des locomotives. Jean-Baptiste Fressoz éclaire notamment les combats emportés par les tenants des développements technico-industriels au détriment souvent de la santé des ouvriers et au prix de dommages voisins. Ce faisant, il (re)donne une dimension politique à l’histoire longue de la destruction des environnements.
On y apprend par exemple que le mouvement hygiéniste a permis de nier les atteintes environnementales et a géré pour le compte des nouvelles fabriques les risques sanitaires sur les ouvriers. En proposant un traitement social des atteintes du développement des fabriques industrielles, notamment chimiques, sur les populations ouvrières et sur les voisinages ((interdiction du travail des enfants, exclusion précoce des travailleurs atteints dans leur santé, limitation de la durée du travail, hausse des salaires, indemnisations), les hygiénistes ont permis d’éluder le maillon environnemental de transmission de ces atteintes (pollutions et déchets, dans l’air, l’eau, les sols). La promotion du social plutôt que la protection des environnements ?
On y découvre par le détail que le « prix de l’environnement » sanctionné par des décisions de justice au cas par cas, a été intégré comme un instrument de politique publique pour pousser les entrepreneur à développer des procédés plus économes en ressources et moins polluants vers une économie circulaire à l’échelle urbaine (hormis le terme d’« économie circulaire »). Mais le périmètre d’appréciation des dommages du juge civil a été vite limité dès lors que l’ampleur de ses décisions a menacé le développement industriel voulu par l’administration impériale puis de la restauration. Le paiement d’externalités plutôt que des sanctions pénales surtout si l’estimation de ces externalités est réduite au constat des dommages déjà avérés ?

A lire pour s’interroger sur la modernité de nos luttes pour l’environnement.


Voir en ligne : L’Apocalypse Joyeuse

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