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De 2014 à 2019, quatre rapports du GIEC

Géo-ingénierie incontournable !

Après 30 ans de procrastination

samedi 15 février 2020, par André-Jean

En 1988, qui avait noté la création du GIEC ? Qui avait perçu la portée de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques signée en 1992, entrée en application en 1994 ? Qui s’inquiétait du réchauffement climatique au 20ème siècle ? C’était, au pire, une vague menace pour les générations futures.
Au début de notre siècle, les changements climatiques se sont invités dans les débats. Les médias, courant l’audimat, ont mis en scène des protagonistes, comme si les faits observables pouvait être le fruit d’une joute oratoire, comme si les conséquences des lois naturelles pouvaient résulter des opinions.
Aujourd’hui, les effets des changements climatiques sont tangibles. Ils se renforceront pour nos enfants et les générations futures.
Les derniers rapports du GIEC nous le laissent entendre : des seuils ont été franchis. Nous ne pouvons plus nous exonérer d’une gestion du climat à l’échelle planétaire. Sans géo-ingénierie, les objectifs de l’Accord de Paris sont à présent inaccessibles.

Sommaire

GIEC - 2014 à 2019 : survol de 4 rapports

Le présent article commente une présentation faite lors de l’Atelier du Shift du 3 mars 2020, et téléchargeable à droite. Il se focalise sur quatre rapports du GIEC sortis entre 2014 à 2019. Ces derniers comportent des milliers de pages et les résumés pour les décideurs des centaines. Ils sont illustrés par des dizaines de schémas précis. Autant dire qu’il s’agit ici d’un survol rapide dont l’ambition se limite à mettre en lumière quelques traits saillants.

Le GIEC [1]

Le GIEC fournit des évaluations régulières de la base scientifique du changement climatique, de ses impacts et risques futurs, ainsi que des options d’adaptation et d’atténuation.
Le GIEC a pour mandat d’évaluer, sans parti pris et de manière méthodique et objective, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible en rapport avec la question du changement du climat. Ces informations sont synthétisées à partir des recherches ou études effectuées par des scientifiques, des experts ou des organismes et publiées dans des revues scientifiques [2].
Autrement dit, le GIEC établit un consensus scientifique sur le réchauffement climatique et son attribution aux émissions de gaz à effet de serre (GES). Partager ce consensus, c’est accepter que [...]l’état de nos connaissances ne saurait être un supermarché dans lequel on pourrait ne choisir que ce qui nous convient et laisser en rayon ce qui contredit nos opinions [3] [4].
Si le GIEC s’abstient de formuler des recommandations, ses travaux ont fournit les bases pour les négociations de la CCNUCC. Ainsi l’objectif d’éviter un réchauffement climatique de plus de 2°C à la fin du siècle a-t-il été formulé par les États, lors de la COP15 de cette Convention à Copenhague en 2009. Et Limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels [5] sont les termes de l’Accord de Paris en 2015, adopté à la COP21 de la même CCNUCC.

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Les conséquences du réchauffement ne sont plus réservées aux enfants ou aux générations futures

Quelques « Unes » de la presse ...

Impossible d’affirmer que chacune de ces manifestations est liée au changement climatique selon les climatologues. L’accroissement de la fréquence de ces évènements extrêmes est, en revanche, pour partie attribuable au réchauffement.

Dommages assurés et non assurés, 1970–2018 (en milliards USD, aux prix 2018)
Swiss Re SIGMA

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Trente ans de travaux

En 30 ans, le GIEC s’est intéressé aux diverses questions en lien avec les changements climatiques. Il publie périodiquement des rapports d’évaluation des connaissances scientifiques :

  • FAR, 1990, le premier rapport, soulève plus de question qu’il n’apporte de certitudes. Il a incité l’ONU à établir une « Convention-cadre sur les changements climatiques » adoptée à Rio en 1992 et entrée en vigueur en mars 1994.
  • SAR, 1995, le second rapport a fourni les bases de négociation du protocole de Kyoto.
  • TAR, 2001, le troisième rapport, a favorisé une sensibilisation élargie du public. Le schéma à gauche illustre les conséquences à très long terme des émissions humaines de GES et l’inertie des systèmes impliqués dans les changements climatiques.
  • AR4, 2007, a contribué à la préparation de la COP15 en 2009 à Copenhague. A cette occasion, la CCNUCC a retenu l’objectif de limiter la hausse de la température moyenne à moins de 2°C en 2100.
  • AR5, 2014, a nourrit la préparation de la COP21 et de l’Accord de Paris.

Le prochain rapport d’évaluation, AR6, est prévu pour 2022, avec les contributions des trois groupes de travail dès 2021.

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AR5 — rapport d’évaluation 2014

En préparation de la COP21, le GIEC a souligné que :

  • L’atmosphère, les océans, les terres se réchauffent, les neiges et les glaces fondent, le niveau des mers augmente. L’océan mondial a emmagasiné 90 % de la chaleur supplémentaire.
  • Les concentrations atmosphériques de GES ont atteint des niveaux sans précédent depuis au moins 800 000 ans. L’océan a absorbé environ 30% des émissions anthropiques de CO2, entraînant une acidification des océans.
  • L’influence humaine sur le système climatique est sans équivoque. Les modèles climatiques se sont améliorés depuis AR4.
  • Un nouveau jeu de quatre scénarios fondés sur les évolutions de concentration de GES, identifiées par leur forçage radiatif en 2100, a été introduit pour les simulations climatiques : RCP2,6 ; RCP4,5 ; RCP6 ; RCP8,5 ( + RCP1,9 ajouté après la COP21) [6].
  • À la fin du XXIe siècle, l’augmentation de la température à la surface du globe sera probablement supérieure à 1,5 °C par rapport à l’époque allant de 1850 à 1900, pour tous les RCP sauf le RCP2,6. Il est probable qu’elle dépassera 2 °C selon les RCP6,0 et RCP8,5, et il est plus probable qu’improbable qu’elle dépassera 2 °C selon le RCP4,5. Dans tous les RCP envisagés à l’exception du RCP2,6, le réchauffement se poursuivra après 2100.
  • Si les réserves de combustibles fossiles disponibles sont entièrement utilisées, des réchauffements de l’ordre de 4 à 5 °C seraient atteints en 2100, ce qui entraînerait une poursuite de ce réchauffement au siècle suivant jusqu’à 7 ou 8 °C.

Les modélisations climatiques s’affinent et les calculateurs décuplent de puissance. Les anticipations d’évolutions climatiques se resserrent et dévoilent les conséquences aux échelles régionales.

Incidences à grande échelle attribuées au changement climatique
GIEC - AR5 - Résumé à l’intention des décideurs - Figure RID.4

Les économistes estiment les coûts des diverses trajectoires de réduction des émissions de GES. Selon AR5, ces coûts ne représenteraient qu’une faible fraction de la croissance mondiale. Certes, des jeux d’hypothèses relativement contraignantes sont associées à ces trajectoires, telles que la mise en œuvre immédiate des mesures de mitigation dans tous les pays ou la fixation d’un prix unique du carbone à l’échelle mondiale. Cependant, au vu de ces estimations, les coûts de la lutte contre le réchauffement climatique seraient compatibles avec la poursuite d’une croissance économique mondiale dont ils ne représenteraient qu’un faible part. Ceci sans compter les bénéfices directs résultant de la maîtrise du réchauffement climatique. Toutefois, les coûts d’atténuation seront augmentés [7] :

  • nettement si les mesures supplémentaires d’atténuation sont retardées jusqu’en 2030 ;
  • si l’utilisation de certaines technologies est restreinte : CCS, bioénergie, nucléaire, solaire et éolien. De telles limitations peuvent faire obstacle à l’atteinte des objectif à 1,5 ou même 2°C.

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SR15 — conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5°C

En réponse à la demande de la COP21 de la CCNUCC, le GIEC a produit en 2018 un rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire supérieur à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels et sur les trajectoires associées d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les enseignements de ce rapport sont notamment :

  • Les engagements de réduction des émissions pris par les États lors de la préparation de la COP21 et de l’Accord de Paris en 2015 [8], s’ils sont confirmés et tenus, conduisent à un réchauffement de 3°C à 4°C d’ici la fin du siècle. Ils sont insuffisants pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. Limiter le réchauffement à 1,5°C exige que les émissions nettes mondiales de GES soient nulles avant 2055, c’est à dire que les émissions résiduelles soient compensées par des absorptions et séquestrations de dioxyde de carbone (CO2).
  • Passer d’une hausse de 1,5 à 2°C à la fin du siècle augmente les risques dans de nombreux domaines ...
    Impacts et risques liés aux niveaux de réchauffement
    GIEC - SR15 - Figure SPM.2 adapté et traduit par "Citoyens pour le climat"

    Les incidences et risques s’aggravent sensiblement pour les écosystèmes marins et terrestres, les inondations côtières et les crues fluviales, la pêche et les rendements des cultures, la morbidité et la mortalité liée à la chaleur.

  • Toutes les trajectoires permettant de limiter la hausse à 1,5°C exigent :
    Quatre trajectoires vers +1,5°C modélisées
    Réchauffement planétaire de 1,5 °C - Résumé à l’intention des décideurs
    • une réduction drastique des émissions de CO2 (95% en 2050 et 50% pour les 3 premières dès 2030) ;
    • sortie du charbon à plus des 3/4, du pétrole de 30 à 85%, du gaz à 50 % dans 3 des trajectoires ;
    • croissance du nucléaire jusqu’à 5 fois, de la biomasse et des autres ENR jusqu’à 4-5 fois ;
  • Ces trajectoires supposent en outre :
    • une élimination du dioxyde de carbone (EDC) et l’augmentation des puits de CO2 en mobilisant l’agriculture, la foresterie et d’autres utilisations des terres (AFAUT ou, en anglais, AFOLU, [9]) ; et
    • pour, les trois dernières, la capture et la séquestration du carbone (CSC) en sous-sol, parfois à partir de bioénergie (BECSC).

On a trop attendu, un seuil est franchi. Il faudra Planter des milliards d’arbres.
Une géo-ingénierie devient nécessaire. Reste à préciser sa portée et ses limites ...

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SRCCL — terres émergées

Rendu public en août 2019, Climate Change and Land est un rapport spécial du GIEC sur le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des sols, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres. C’est un examen complet de l’ensemble du système terres émergées [10] — climat effectué grâce aux nombreuses contributions d’experts et de gouvernements du monde entier dont une majorité de pays en développement [11] :

  • Les terres fournissent nourriture, eau douce, services écosystémiques. Elles recèlent une grande biodiversité. Elles contribuent à la régulation climatique et absorbent 30 % des émissions de dioxyde de carbone. Les usages humains affectent directement plus de 70 % des surfaces terrestres non gelées.
  • La température à la surface des terres augmente presque deux fois plus que la température moyenne mondiale. Les changements climatiques, notamment l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements extrêmes, a un impact négatif sur la sécurité alimentaire et les écosystèmes terrestres et contribuent à la désertification et à la dégradation des sols dans de nombreuses régions (Darfour, Syrie, Inde, Chili, Espagne, etc.).
  • Le secteur AFOLU contribue pour 23 % aux émissions humaines de GES. Le système alimentaire mondial est responsable de plus du tiers des émissions. Parallèlement, les processus terrestres naturels absorbent une quantité de dioxyde de carbone équivalant presque au tiers des émissions dues aux combustibles fossiles et à l’industrie.
  • Le changement climatique exacerbe les risques existants pour les moyens de subsistance, la biodiversité, la santé humaine et celle des écosystèmes, les infrastructures et les systèmes alimentaires. Le niveau de risque dépend à la fois du niveau de réchauffement et de l’évolution de la population, de la consommation, de la production, du développement technologique et des modes de gestion des terres. Les femmes, les plus jeunes, les personnes âgées et les personnes défavorisées sont les plus exposées au risque.

Le rapport SRCCL indique les possibilités et les modes de gestion des terres qui peuvent contribuer à l’adaptation [12] et à l’atténuation [13]. Toutefois, il répète que ces possibilités ne peuvent en aucun cas compenser la poursuite d’émissions excessives de GES. Le déploiement de toutes ces possibilités est conditionné à une forte réduction des émissions de GES de tous les secteurs pour assurer un maintien du réchauffement bien en dessous de 2 °C. L’ONG Citoyens pour le climat illustre de manière synthétique les diverses options d’adaptation et d’atténuation étudiées dans la perspective d’un scénario d’émission RCP1,9 offrant une bonne probabilité d’un réchauffement limité à 1,5°C à la fin du siècle.

Potentiel lié aux options de mesures liées aux terres
GIEC - SRCCL - Illustration tirée du résumé établi par Citoyens pour le climat

Des synergies peuvent servir divers objectifs de développement durable simultanément et une meilleure gestion des terres peut contribuer à faire face aux changements climatiques.

  • Les terres doivent rester productives pour maintenir la sécurité alimentaire en dépit de la croissance démographique et des effets néfastes du changement climatique sur la végétation.
  • Nous ne disposons donc que d’une marge de manœuvre limitée pour tirer parti des terres émergées afin de faire face au changement climatique, par exemple par la mise en place de cultures énergétiques et le boisement.
  • La plupart des options de réponse évaluées contribuent de manière positive au développement durable et à d’autres objectifs sociétaux. Par exemple, l’agro-foresterie induit de forts effets positifs à la fois pour l’atténuation, l’adaptation, la désertication, la dégradation des sols, la sécurité alimentaire.
  • De nombreuses options de réponse peuvent être appliquées sans concurrence pour l’utilisation des terres et peuvent offrir de multiples avantages connexes. L’augmentation de la teneur en carbone organique des sols en fait partie.
  • Une autre série d’options d’intervention ouvrirait la possibilité de réduire la demande de terres, améliorant ainsi le potentiel d’autres options d’intervention pour l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques, la lutte contre la désertification et la dégradation des sols et l’amélioration de la sécurité alimentaire. Ainsi en est-il des réductions des pertes après récolte ou des changements des régimes alimentaires.

Le rapport s’attache à identifier des actions à court terme sans regret qui laissent ouvert le choix des actions à long terme les plus appropriées :

  • La diffusion des connaissances existant déjà sur les possibilités d’affronter la désertification, la dégradation des sols et la sécurité alimentaire contribue à un indispensable renforcement des capacités individuelles et institutionnelles.
  • Des mesures à court terme pour affronter l’adaptation et l’atténuation relatives au changement climatique, la désertification, la dégradation des sols et la sécurité alimentaire peuvent présenter des avantages sociaux, écologiques, économiques et de développement (par exemple l’augmentation de la teneur en carbone des sols). Les avantages conjoints peuvent contribuer à l’éradication de la pauvreté et à des moyens de subsistance plus résiliants pour les personnes vulnérables (par exemple la réduction des pertes alimentaires après récolte ou l’évolution des régimes alimentaires).
  • Les réductions rapides des émissions anthropiques de GES dans tous les secteurs, selon d’ambitieuses trajectoires d’atténuation, permettent de réduire les impacts négatifs du changement climatique sur les écosystèmes terrestres et les systèmes alimentaires. A l’inverse, retarder les mesures d’atténuation et d’adaptation dans les divers secteurs entraînerait des impacts de plus en plus négatifs sur les terres et réduirait les perspectives de développement durable.

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SROCC — océan et glaces

Le rapport SROCC sur l’Océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique, s’intéresse à la haute mer, l’Arctique, l’Antarctique et la haute montagne. Ces espaces hébergent 670 millions de personnes dans des régions de haute montagne et 680 millions dans les zones côtières à faible élévation. Quatre millions de personnes sont établies dans l’Arctique et 65 millions dans de petits États insulaires en développement. Approuvé le 24 septembre 2019 par les 195 Gouvernements membres, ce rapport spécial du GIEC retient de nouvelles preuves des avantages d’un réchauffement planétaire aussi faible que possible, conformément à l’objectif que les gouvernements se sont fixés dans l’Accord de Paris en 2015. En réduisant de toute urgence les émissions de gaz à effet de serre, il est possible de limiter l’ampleur des changements auxquels sont confrontés l’océan et la cryosphère. Les écosystèmes et les moyens d’existence qui en dépendent peuvent être préservés.

Changements pour les océans et les glaces
GIEC - SROCC - Figure SPM.1 - adapté et traduit par "Citoyens pour le climat"

Les évolutions anticipées dans le très long terme confirment les courbes qui avaient été présentées dès le troisième rapport d’évaluation (voir plus haut TAR). Nous avons malheureusement parcouru 20 ans de ces évolutions depuis ces prévisions. Cela confirme la robustesse de la science climatique. Son approfondissement n’a pas contredit les premiers travaux, il a surtout permis de lever certaines incertitudes et de préciser les prévisions à une échelle plus réduite.

Au cours du XXIème siècle, des conditions océaniques sans précédent, température, stratification, acidification, baisse de l’oxygénation, remontée du niveau des mers, seront accompagnées d’une diminution de la biomasse mondiale des populations d’animaux marins, de leur production et du potentiel de capture des pêcheries, ainsi qu’un changement dans la composition en espèces. Les coraux d’eau chaude sont déjà mis à mal. Avec un réchauffement de 1,5°C, ils seront soumis à un très fort risque de disparition.
La fonte des glaces a déjà des conséquences observables sur la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, les conditions de vie, la santé, les infrastructures, le transport et le tourisme dans les régions arctiques ou de montagne.

Risques liées à la monté des eaux
SROCC adapté et traduit par Citoyens pour le climat

Atténuer le réchauffement réduira l’ampleur et les coûts des adaptations nécessaires pour limiter les risques.

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En complément...

Publié pour la quatrième Assemblée du Programme des Nations Unies pour l’environnement, le sixième rapport sur l’environnement mondial (2019) appelle les décideurs à prendre des mesures immédiates pour résoudre les problèmes environnementaux urgents afin d’atteindre les objectifs de développement durable ainsi que d’autres objectifs environnementaux convenus à l’échelle internationale, tels que l’Accord de Paris.

L’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) a été créée en 2012, sous l’égide des Nations Unies, sur le modèle du GIEC.
Réuni à Paris en mai 2019, il a rendu son premier « Rapport d’évaluation mondial sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes ».
Le réchauffement climatique étant l’une des causes importantes de déclin de la biodiversité, IPBES et GIEC se complètent dans certains travaux. Ainsi le GIEC, pour son rapport « Changement climatique et terres émergées » a pu s’appuyer sur celui de l’IPBES : « Assessment Report on Land Degradation and Restoration ».

La synthèse de la prochaine évaluation du GIEC (AR6) est prévue pour 2022. Les trois groupes de travail rendront leur rapport en 2021 :
Working Group I – The Physical Science Basis
Working Group II– Impacts, Adaptation, and Vulnerability
Working Group III– Mitigation of Climate Change

Les populations et notamment les jeunes se mobilisent. « J’ai été inspirée par Greta Thunberg et les jeunes étudiants grévistes du monde entier », explique Jane Fonda, revendiquant le “privilège” donné par sa notoriété pour rappeler « que nous faisons face à une crise qui pourrait déterminer si nos enfants et nos petits-enfants auront un avenir ».

Davos 2020 : Les décideurs mondiaux placent l’inaction climatique au sommet des dangers pour l’humanité.
Pour la première fois, cinq sujets environnementaux et climatiques occupent les cinq places des risques majeurs pour l’humanité et la planète du Global Risks Report publié en préparation du World Economic Forum 2020 de Davos. C’est en particulier l’inaction climatique, les évènements extrêmes et la perte de biodiversité qui inquiètent les décideurs mondiaux. (Novethic)

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Notes et commentaires

Le changement climatique est un sujet récurrent de ce site, et le GIEC y est souvent mentionné :

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Voir en ligne : Atelier du Shift du 3 mars 2020


[4A ce titre, le GIEC, dans ses évaluations, précise toujours le niveau de certitude et le niveau de confiance qu’il est possible d’accorder aux connaissances qu’il rassemble et aux synthèses qu’il en tire. Il utilise un langage normalisé rappelé en début de chacun de ses rapports.

[5Article 2.1. a) de l’Accord de Paris

[6Pour établir le cinquième Rapport d’évaluation du GIEC, la communauté scientifique a défini un ensemble de quatre nouveaux scénarios, appelés profils représentatifs d’évolution de concentration (RCP). Ces RCP sont identifiés par leur forçage radiatif total approximatif pour l’année 2100 par rapport à 1750 : 2,6 W m-2 pour le RCP2,6 ; 4,5 W m-2 pour le RCP4,5 ; 6,0 W m-2 pour le RCP6,0 ; 8,5 W m-2 pour le RCP8,5 ; puis 1,9 W m-2 pour le scénario RCP1,9 ajouté dans la perspective de respect de l’objectif 1,5°C en 2100 Encadré RID.1 de WG1AR5_SummaryVolume_FINAL_FRENCH.

[7Voir Tableau RID.2 dans la synthèse du résumé pour les décideurs SYR_AR5_FINAL_full_fr

[8Il s’agit des Intended nationally determined contributions, INDC

[9voir le chapitre spécial de AR5 sur ce sujet 11 : Agriculture, Forestry and Other Land Use (AFOLU)

[10AFOLU : Agriculture, Forestry and Other Land Use dans la terminologie de la CCNUCC

[11Une traduction de Climate Change and Land est accessible sur ce site Changement climatique et terres - traduction en français

[12Adaptation aux conséquences du changement climatique

[13Atténuation des émissions de GES

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